10 ans de l’attentat de Nice : ce qu’il faut retenir de la prise de parole d’Emmanuel Macron

Ce jour de fête nationale n’est pas un jour anodin, puisqu’il marque le dixième anniversaire de l’attentat qui a eu lieu le 14 juillet 2016 à Nice (Alpes-Maritimes) et au cours duquel 86 personnes ont perdu la vie. Emmanuel Macron a présidé une cérémonie d’hommage aux victimes. Voici ce qu’il faut retenir de la prise de parole du président de la République.

Une journée chargée d’émotion. La ville de Nice a organisé ce mardi une cérémonie mémorielle en l’honneur des victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 qui avait endeuillé la commune en entraînant la mort de 86 personnes en pleine liesse de la fête nationale. Le président de la République a pris la parole pour rendre hommage aux disparus, 10 ans après le drame.

«Le vertige d’une nuit de cauchemars»

«Aucun d’entre nous n’a oublié, n’oublie et n’oubliera ce qu’il s’est passé ici à Nice le 14 juillet 2016. Jamais», a déclaré dès les premières minutes de son discours Emmanuel Macron, rappelant que «la vie a repris doucement son cours mais n’a pas rendu les voix, les visages, les regards des êtres aimés qui manquent cruellement.»

«Il y a 10 ans, ce 14 juillet 2016, la promenade des Anglais était ce qu’elle avait toujours été, un ruban de lumière entre la ville et la mer. Un lieu où les générations se mêlaient, où les familles réunies venaient regarder le ciel s’embraser au feu de la concorde nationale», a relaté le chef de l’État.

«Et en un peu plus de quatre minutes, un camion lancé sur une foule de 30.000 personnes transforma cette fête en effroi. La promenade en champ de morts. Le doux songe d’une nuit d’été en blessure française. 19 tonnes et le vertige d’une nuit de cauchemars», a-t-il poursuivi.

«Nous n’avons oublié aucun nom»

86 personnes, dont 15 enfants, ont perdu la vie et 450 ont été physiquement blessées lors de cet attentat.

«Nous n’avons oublié aucun nom, aucun visage, aucune histoire. Nous n’avons oublié ni ceux qui vivaient ici sous cette lumière, ni ceux qui étaient venus pour quelques jours, quelques heures parfois pour la première fois», a promis Emmanuel Macron, rendant hommage à ceux qui «étaient de tant de nations différentes» et qui «sont entrés pour toujours dans notre mémoire nationale».

«A leur famille, dont beaucoup vivent loin de Nice, loin de la France, je veux dire aujourd’hui en présence des ambassadeurs de leurs pays, que la distance n’a jamais créé l’oubli. Ils sont avec nous. Les frontières n’ont pas séparé nos deuils», a poursuivi Emmanuel Macron.

«Ce soir, 86 faisceaux de lumière s’élèveront au-dessus de la mer. Ils ne remplaceront personne. Ils ne consoleront aucune absence mais ils diront que nous portons aujourd’hui comme demain le souvenir de chacun».

«Une France à l’unisson face à l’horreur»

Au-delà de cet hommage aux victimes et à leurs proches, le président de la République a tenu à saluer les associations, qui «jouent un rôle essentiel pour accompagner ce mouvement de réparation».

Une fraternité qui a vu le jour dès le soir de l’attaque, «face à l’abîme», lorsque «des femmes et des hommes se sont levés, puisant au plus profond d’eux-mêmes les ressources qu’ils savaient justes et fortes». Emmanuel Macron a salué le «sens du devoir et de la dignité», des forces de l’ordre et des secours mais aussi des anonymes.

«Vous avez agi dans l’obscurité pour ramener la lumière de l’espérance, vous avez été les premiers remparts de République», les a-t-il tous remerciés.

«Nice a pleuré sans renoncer à vivre»

Emmanuel Macron a également tenu à saluer le courage de la ville de Nice dans son ensemble face au drame et à la douleur. «Nice depuis plus de dix ans porte les cicatrices de plusieurs attaques», a-t-il rappelé, citant l’attaque de trois militaires français le 3 février 2015 et l’assassinat de trois personnes venues prier à la basilique Notre-Dame de l’Assomption, le 29 octobre 2020.

«A chaque fois, la même idéologie islamiste et le même projet, tuer, terroriser, dresser les Français les uns contre les autres, transformer le deuil en haine. Et à chaque fois Nice a répondu autrement. Nice a pleuré sans renoncer à vivre», a salué le président de la République.

«Dix ans après, la République est à vos côtés. Elle se souvient, accompagne, protège et combat pour eux et pour vous, disparus, blessés, survivants, pour la liberté qu’ils célébraient ce soir-là et que nous continuerons de faire vivre en leur nom», a conclu le président de la République.

Source : CNews

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