24.000, c’est le nombre d’admis aux concours enseignants, garantissant ainsi «assez de professeurs» pour la rentrée 2026, selon le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray.
Une bonne nouvelle. «Nous aurons assez de professeurs» à la rentrée 2026 a affirmé Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, après que 24.000 étudiants ont été admis aux concours enseignants, contre 16.000 l’an dernier. «Après ça, c’est toujours pareil, garantir que tel ou tel professeur n’est pas absent, et bien remplacé dans les deux heures (…) ce serait mentir que de le dire», a néanmoins nuancé le ministre, interrogé ce jeudi sur RMC.
Le manque d’enseignants, avec un nombre conséquent de postes non pourvus depuis plusieurs années, est une vraie problématique dans l’Éducation nationale. En 2025, plus de 2.600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l’AFP. Pour répondre à cette crise du recrutement, le ministère a réformé le système de concours afin d’élargir le vivier de candidats.
Vers une disparition définitive du concours à bac +5
Le concours a été avancé cette année à la fin de la licence. Jusqu’à 2025, les aspirants professeurs ne pouvaient passer le concours qu’après un master (bac +5). Cette année, une double session a été organisée : les nouveaux concours à bac +3 ont coexisté avec les concours à bac +5. Ce système transitoire doit durer jusqu’en 2027, avant la disparition définitive du concours à bac +5 prévue en 2028.
Les admis intégreront en septembre un Master enseignement et éducation (M2E), une formation professionnalisante de deux ans, rémunérée. «Par rapport à l’an dernier, on avait 40% de places en plus, on a eu 49% de recrutements en plus», a détaillé le ministre. Édouard Geffray est également satisfait que des académies chroniquement déficitaires en enseignants, comme Créteil et Mayotte, soient désormais pourvues.
Source : CNews
