Sous Emmanuel Macron, le ministère de la Transition écologique a vu huit titulaires se succéder entre 2017 et 2025, un record sous la Ve République. La démission avortée de Monique Barbut illustre cette instabilité inédite, marquée par polémiques, crises politiques et élections.
Un portefeuille en mouvement perpétuel
Depuis sa création en 1971, le ministère n’avait jamais connu un tel rythme. Huit ministres ont pris leurs fonctions à l’hôtel de Roquelaure en moins de neuf ans. Entre la démission de Nicolas Hulot en 2018, les scandales de François de Rugy et le court mandat d’Amélie de Montchalin (45 jours), le dossier de la transition écologique s’est révélé un terrain d’instabilité politique.
Durées de mandat extrêmes
Les mandats ont oscillé de quelques semaines à plus de deux ans. Barbara Pompili (22 mois) et Christophe Béchu (26 mois) figurent parmi les rares à avoir tenu plus longtemps, tandis qu’Amélie de Montchalin n’a occupé le poste que 45 jours. Agnès Pannier-Runacher a, quant à elle, géré le portefeuille à trois reprises, totalisant 12 mois sous trois gouvernements successifs.
La séquence Monique Barbut
En juillet 2026, Monique Barbut (9 mois) a présenté sa démission après l’adoption de la loi d’urgence agricole et le réexamen de l’acétamipride, avant qu’Emmanuel Macron ne la persuade de rester en poste. Cet épisode met en lumière l’enjeu politique et symbolique de ce ministère, sans cesse bousculé par les crises agricoles et environnementales.
Alors que la pression sur la Transition écologique s’accroît, la stabilité de ce ministère demeure essentielle pour piloter les réformes climatiques et répondre aux urgences environnementales. Reste à savoir si Monique Barbut réussira à s’inscrire dans la durée.
Source : CNews
