Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) de Marseille s’est dit jeudi « profondément inquiet » de l’annulation du concert gratuit d’Amir, prévu ce dimanche dans le cadre du festival « Sunset Lives ». Cette décision, prise « en lien avec les autorités pour des raisons de sécurité », fait suite à des appels au boycott et à des manifestations menés par des collectifs pro-palestiniens.
Annulation sous pression
Les organisateurs ont justifié l’annulation par la multiplication des appels au boycott et des rassemblements devant le site du festival. Union Palestine Marseille a publié un communiqué se félicitant de cette décision, qu’elle qualifie de « victoire de la mobilisation populaire ». Selon le CRIF, cette campagne de pression s’est faite « sous couvert de liberté d’expression et de boycott prétendument pacifique ».
Climat de tensions
Le CRIF souligne que cet incident s’inscrit dans une série de perturbations récentes, dont l’interruption du concert de la DJ Barbara Butch samedi dernier à Grenoble. Lors de ce spectacle, des bouteilles en verre et autres projectiles ont été lancés vers la scène par des militants pro-palestiniens et des supporters de La France insoumise. Barbara Butch a annoncé son intention de porter plainte, tandis que le parquet de Grenoble a ouvert une enquête pour « délit d’entrave concertée aux libertés ».
Liberté culturelle en danger
Dans son communiqué, le CRIF met en garde contre « l’imposition progressive de leur loi à la vie culturelle » par ces collectifs militants. Il estime que lorsque la pression conduit à l’annulation d’un concert, elle « empiète directement sur la liberté de création, la liberté de se produire et la liberté du public d’assister à un événement ».
Le CRIF appelle les pouvoirs publics à garantir le droit à l’expression artistique et la sécurité des manifestations culturelles. Il rappelle que le maintien d’un débat démocratique passe par le respect des libertés fondamentales de tous.
Source : CNews
