Il y a un an, sous l’impulsion de la loi narcotrafic du 13 juin 2025, deux quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) ont ouvert à Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe pour isoler les narcotrafiquants. Un an après leur mise en œuvre, le ministère de la Justice juge leur efficacité remarquable.
Bilan sécuritaire
Au cours de cette première année, aucun téléphone portable n’a été découvert dans les deux QLCO, aucun survol de drone n’a été constaté et aucun incident majeur en détention n’a eu lieu. Les personnels pénitentiaires, jusque-là fréquemment menacés, n’ont subi aucune agression depuis l’ouverture des deux unités de haute sécurité.
Adaptations judiciaires et médicales
Pour limiter les extractions judiciaires, ces quartiers ont déployé la visioconférence et aménagé une salle de gardes à vue. À Vendin-le-Vieil, 89 réquisitions judiciaires ont eu lieu par extraction et près de 300 en visioconférence, accompagnées de 6 audiences foraines. À Condé-sur-Sarthe, 29 extractions judiciaires et 79 visioconférences ont été organisées. Aucune extraction médicale d’urgence n’a été nécessaire, seules des interventions programmées ont été réalisées.
Profil des détenus
Actuellement, 140 détenus sont incarcérés en QLCO, dont 100 à Vendin-le-Vieil et 40 à Condé-sur-Sarthe. Un tiers d’entre eux est définitivement condamné, les deux autres tiers étant prévenus ou condamnés-prévenus. Une centaine de recours devant les juridictions n’a donné lieu à aucun renvoi devant un juge administratif ou judiciaire.
Ce bilan encourageant ouvre la voie à l’extension du modèle à d’autres établissements. Le ministère de la Justice prépare une évaluation approfondie pour mesurer l’impact à long terme.
Source : CNews
